Ses vertes années. Ethno, psycho, socio... Passionné des sciences sociales, il touche à tout. En 90/91, il décroche un DEA d'histoire, une maîtrise de sociologie, un diplôme d'une Ecole de journalisme.
Pour financer ses études, il occupera avec plus ou moins de bonheur une trentaine d'emplois "alimentaires" : facteur d'étages à la Compagnie bancaire, serveur à Holiday Inn, figurant pour une dizaine de films, trieur de dépêches au desk de RFI, vendeur de glaces, secrétaire téléphonique, agent recenseur, attaché de presse, formateur, dog-sitter, archiviste, enquêteur, téléacteur, régisseur, animateur, barman, vendeur...
La gueule de l'emploi. Il choisit d'entrer dans la profession par la voie de la spécialisation. Parallèlement à un poste de conseiller professionnel, il collabore à une quinzaine de titres faisant autorité dans le secteur de l'emploi et de la formation : Courriers Cadres, Entreprises et carrières, Marché du Travail, Partenaires (la revue du Ministère du travail), Télétravail magazine…
Ouverture Très vite il élargit son champ d'investigation et participe à la rédaction de journaux divers, tels que Max, Libération, Atelier art de France... ainsi qu'à une dizaine de sites et portails Internet (culturels, touristiques, économiques).
Appel d'air. Le voyage reste la passion première de ce Breton-Viêt et son statut lui autorise toutes les escapades. Il séjourne dans plus d'une trentaine de pays : Colombie, Venezuela, Nicaragua, Egypte, Sénégal, Mali, Burkina, USA, Guatemala, Salvador, Honduras, Cambodge, Laos, Thailande, Inde, Népal, Indonésie, Malaisie... et bien sûr le Viêt Nam et le Maroc dont il tombe immédiatement amoureux.
Casablanca. C'est d'ailleurs au Maroc qu'il se fixe en 1999, trois mois avant la mort du roi Hassan II. En pleine polémique autour du "Plan d'intégration de la femme dans le développement", opposant "modernistes" et islamistes, il intègre à Casablanca la rédaction d'un magazine féminin. Neuf mois plus tard, il recouvre son statut de pigiste et réalise des reportages à travers le royaume pour divers magazines marocains généralistes et politiques : "La Vie Eco" et "Le Journal" qui connaîtra cette année 2000 ses premières interdictions après l'avènement de Mohammed VI.
Après deux ans passés à Casablanca, Yann retrouve sa ville, Paris et renoue avec ces anciens magazines dont il devient le correspondant. Il passera à nouveau trois ans à Casablanca, multipliant les collaborations marocaines : Tel Quel, Madinati, Le Matin du Sahara... Il anime des conférences et fait ses premiers pas dans la réalisation : un court métrage sur les anciens combattants qui sera primé et voyagera dans des festivals internationaux (Amsterdam, Barcelone, Rabat...). Depuis, Yann vit entre Paris et Casa.